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Le manchot royal pourrait s'éteindre

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Selon une étude de Centre National de la Recherche Scientifique de France, l’un des emblèmes de l’Antarctique, le manchot royal, pourrait disparaître en raison du changement climatique.

Après une longue enquête sur les principaux habitats de reproduction des manchots, les chercheurs ont découvert qu'une légère augmentation de la température dans l'océan Antarctique - causée par l'ouragan El Niño - avait considérablement endommagé la capacité de survie de cette espèce.

Si les prévisions des scientifiques de l'ONU sont réalisées et que les températures les plus élevées jamais atteintes dans ces eaux sont atteintes, l'espèce sera menacée de disparition.

Les manchots royaux, que seuls les manchots empereurs surpassent en taille, vivent dans les îles situées sur les rives de l'Antarctique, dans la partie sud de l'océan Indien, avec une population estimée à environ 2 millions de couples reproducteurs.

Il faut un an à cette espèce pour terminer son cycle de reproduction (y compris le rituel de parade nuptiale). Cela les rend très vulnérables à un éventuel déclin des réserves de nourriture alors qu'ils couvent leurs œufs et élèvent leurs petits. Leur régime alimentaire se compose principalement de petits poissons et de calmars qui se nourrissent à leur tour de minuscules crustacés extrêmement sensibles à la hausse de la température.

L’équipe de chercheurs français, dirigée par Yvon Le Maho, a étudié 456 manchots sur l’île de la Possession appartenant à l’archipel des Crozet. L'étude a été réalisée entre 1997 et 2006, permettant de constater l'effet dévastateur d'El Niño. Après son passage, la température des eaux augmentait progressivement, rendant la nourriture rare. En raison du long cycle de reproduction, les effets ne pouvaient être perçus que 2 ans plus tard.

Le Maho a calculé qu'une augmentation de 0,25 degrés Celsius de la température de la surface de la mer se traduisait par une diminution de 9% des chances de survie d'un échantillon adulte.

Selon le groupe de scientifiques du climat des Nations Unies (lauréat du prix Nobel), la température moyenne mondiale augmentera d'environ 0,2 degré Celsius par décennie au cours des deux prochaines décennies, dans le cadre d'un cycle de réchauffement plus important qui se produira pendant ce siècle

"Nos résultats suggèrent que, selon les prévisions actuelles du réchauffement planétaire, les populations de manchots royaux sont fortement menacées de disparition", explique le scientifique.

Encore un échantillon qui devrait nous faire réfléchir aux dégâts que nous causons à notre planète et nous aider à commencer à agir. Ce que je ne sais pas, c'est si le cow-boy Bush va nous lire.

Via, découvertenews

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